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Pare-feu, architectures et NAT en une page

Le NAT a la réputation d’un vigile ; c’est un standardiste, qui change les numéros et transmet les appels, et que personne n’a jamais chargé de refuser qui que ce soit.

Schéma animé en deux parties. En haut, un routeur qui fait à la fois NAT et pare-feu à états, d'adresse publique 198.51.100.7, entre un réseau interne (un poste en 192.168.1.10) et Internet (un serveur web en 203.0.113.80 et un inconnu en 192.0.2.66). Un : le poste ouvre une connexion sortante vers 203.0.113.80. Deux : le NAT réécrit la source en 198.51.100.7 et la table d'états note la correspondance 192.168.1.10, 198.51.100.7, 203.0.113.80. Trois : la réponse du serveur correspond à cette entrée ; elle est retraduite et admise jusqu'au poste. Quatre : l'inconnu envoie un paquet non sollicité vers 198.51.100.7 ; aucune entrée ne lui correspond, il est rejeté. Cinq : c'est la règle « entrant non sollicité refusé » qui protège ; le NAT, lui, ne fait que réécrire les adresses et les ports. En bas, trois architectures : filtrage simple, un pare-feu entre Internet et le réseau local, qui regarde les adresses IP et les ports (couches 3 et 4) ; proxy applicatif entre un client et un serveur, qui relit le protocole (couche 7) ; DMZ à trois pattes, un pare-feu relié à Internet, à une DMZ et au réseau local, ou deux pare-feux en série. Légende : sans état, chaque paquet est jugé sur ses adresses et ses ports ; à états, le pare-feu suit les connexions ; un proxy termine la connexion et relit le protocole ; le NAT traduit et ne décide de rien.

  • Un filtre sans état juge chaque paquet isolément, sur ses adresses, son protocole et ses ports (couches 3 et 4). Pour laisser revenir les réponses, il faut ouvrir largement les ports de retour, ce qui ouvre aussi la porte à ce qui n’est pas une réponse.
  • Un pare-feu à états garde la trace des connexions ouvertes. Une réponse qui correspond à une connexion connue passe ; un paquet entrant que personne n’a sollicité est refusé par défaut. C’est ce mécanisme qui protège un réseau domestique.
  • Un proxy applicatif termine la connexion du client et en ouvre une autre vers le serveur : il voit le protocole (couche 7), peut filtrer des adresses web ou des commandes, et ne voit le contenu d’un flux TLS que s’il le déchiffre.
  • Le NAT réécrit des adresses, et des ports dans sa forme la plus courante (NAPT). Il permet à tout un réseau privé de sortir derrière une seule adresse publique ; il ne décide pas de ce qui est permis.
  • Une DMZ isole les serveurs exposés à Internet : Internet peut joindre la DMZ sur les seuls services publiés, la DMZ ne peut presque rien ouvrir vers le réseau interne. On la construit avec un pare-feu à trois pattes ou deux pare-feux en série.
  • Publier un service, c’est ajouter une traduction entrante (redirection de port) et une règle qui l’autorise : le serveur publié devient joignable par tout Internet, et sa sécurité ne dépend plus que de lui.
  • Le danger entre aussi par les flux sortants : un poste piégé appelle lui-même son serveur de commande, et la table d’états admet poliment les réponses.

Pour aller plus loin : NAT, translations et publication de services · Filtrage, segmentation, NAC et Zero Trust · Topologies, composants d’interconnexion et LAN sécurisé · UDP, TCP et comportements de transport · IPv6 sans NAT · DMZ industrielle pour protéger le réseau de production · Comment limiter le mouvement latéral après compromission · L’adressage IP en une page · La poignée de main TLS 1.3 en une page.

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: les deux pages se citent l’une l’autre.