Cryptographie
Algorithme de cryptographie asymétrique utilisé pour le chiffrement et la signature numérique basé sur la factorisation de grands nombres premiers.
Principe : RSA repose sur une paire de clés : une clé publique pour le chiffrement ou la vérification de signature, et une clé privée pour le déchiffrement ou la création de signature.
Usage en signature numérique : RSA est couramment utilisé avec des fonctions de hachage (ex. SHA-256) pour signer des données, garantissant intégrité et authenticité, notamment dans les standards comme JWS (ex. RS256).
Sécurité : La sécurité de RSA dépend de la taille de la clé (2048 bits minimum recommandé) et de la difficulté à factoriser de grands nombres entiers.
Ce qui arrive si on s'en passe
Une clé RSA de taille insuffisante, en deçà des 2048 bits recommandés, finit par céder à la factorisation, et avec elle toutes les signatures et tous les échanges qu'elle protégeait. Employé pour le chiffrement avec le remplissage PKCS#1 version 1.5, RSA laisse un serveur répondre différemment selon que le déchiffrement a réussi, et un attaquant exploite ces réponses pour retrouver le message : c'est l'attaque de Bleichenbacher, décrite sur ce site sous le titre « la question qui rend le module bavard ». Une signature vérifiée sans contrôle strict de son format peut enfin être contrefaite. Les grands nombres premiers sont robustes ; c'est leur entourage qui l'est moins.
Explication de la marmotte
Imagine que tu as une boîte avec deux serrures différentes : une que tout le monde peut fermer, mais seule toi peux ouvrir avec ta clé secrète. Quand quelqu’un veut t’envoyer un message secret, il met le message dans la boîte et ferme la première serrure. Même s’il y a plein de gens autour, personne ne peut ouvrir la boîte sans ta clé spéciale. C’est un peu comme ça que fonctionne ce système pour protéger les informations sur internet, en utilisant des nombres très grands et compliqués pour que personne ne puisse deviner la clé.
Où ce terme est utilisé
- Choisir ECDSA, EdDSA ou RSA pour un certificat TLS (16 occurrences)
- L'attaque de Bleichenbacher : un oracle de padding contre RSA PKCS#1 v1.5 (12 occurrences)
- Les problèmes difficiles qui rendent la clé publique possible (10 occurrences)
- RSA : trappe, padding et usages restreints (10 occurrences)
- Migrer TLS legacy sans casser les clients anciens (9 occurrences)
- JWS : signer et sécuriser vos échanges JSON (7 occurrences)
- Lire une garantie sans la surinterpréter (7 occurrences)
- Créer, vérifier et utiliser les clés dès le départ (6 occurrences)
- Récolter maintenant, déchiffrer plus tard (6 occurrences)
- Dimensionner un cluster HSM à forte charge transactionnelle (5 occurrences)
