Aller au contenu

RS256 : RSASSA-PKCS1-v1_5 using SHA-256

Cryptographie

Identifiant d'algorithme des jetons JOSE (comme les JWT) désignant une signature RSA au format PKCS1 v1.5 calculée sur une empreinte SHA-256.

Asymétrique : L'émetteur signe avec sa clé privée RSA, tout le monde vérifie avec la clé publique. Contrairement à HS256, les services qui vérifient n'ont donc pas besoin du secret de signature, et ne peuvent pas forger de jetons.

Confusion d'algorithmes : Une bibliothèque qui laisse l'en-tête du jeton choisir l'algorithme peut accepter un jeton HS256 signé avec la clé publique RSA employée comme secret HMAC. La clé publique porte bien son nom : tout le monde l'a, y compris celui qui ne devrait rien signer. Le vérifieur doit fixer lui-même l'algorithme attendu.

Voisins : Une variante signe avec RSA en mode PSS, mieux fondé en théorie ; ES256 repose sur ECDSA avec des clés et des signatures bien plus courtes. RS256 reste le plus répandu, par habitude plus que par mérite.

Taille de clé : Les recommandations courantes exigent au moins 2048 bits pour la clé RSA.

Ce qui arrive si on s'en passe

Sans signature vérifiée, un jeton n'est qu'un texte encodé que n'importe qui peut modifier : changer son identifiant, s'ajouter un rôle d'administrateur ou prolonger sa date d'expiration suffit alors pour obtenir des droits indus. Avec RS256, la protection tient à deux conditions : la clé privée reste confinée au seul émetteur, et le vérifieur impose l'algorithme attendu au lieu de lire celui annoncé par le jeton. Si cette seconde condition manque, un attaquant peut présenter un jeton sans signature ou signé en mode symétrique avec la clé publique, et certaines bibliothèques mal configurées l'acceptent. Si la clé privée fuit, tous les jetons deviennent falsifiables jusqu'à sa rotation.

Explication de la marmotte

Quand un site nous reconnaît après la connexion, il nous remet souvent une sorte de badge numérique. Pour qu'on ne puisse pas fabriquer un faux badge, il est signé. Cette étiquette indique la méthode de signature : le site signe avec un secret qu'il est seul à posséder, et n'importe qui peut vérifier la signature grâce à une clé rendue publique, sans pouvoir en fabriquer une nouvelle. C'est comme un cachet de cire unique : tout le monde reconnaît le motif, personne d'autre ne possède le sceau.

Où ce terme est utilisé

← Tout le glossaire