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root : Superutilisateur (compte d'UID 0 des systèmes Unix)

Sécurité

Compte d'administration des systèmes de type Unix (Linux, BSD, macOS), identifié par l'UID 0, pour lequel le noyau passe outre l'essentiel des contrôles d'accès. Il peut lire, modifier ou supprimer à peu près n'importe quoi sur la machine, y compris ce qui la fait tenir debout.

C'est l'UID 0 qui compte : Le noyau ne regarde pas le nom du compte, il regarde son identifiant numérique : tout compte d'UID 0 est root, qu'il s'appelle root, admin ou toto. Un second compte d'UID 0 glissé dans /etc/passwd est d'ailleurs un grand classique de la porte dérobée.

Élévation ponctuelle : La bonne pratique consiste à travailler avec un compte ordinaire et à n'élever ses droits qu'au besoin, via sudo ou su, ce qui laisse au passage une trace dans les journaux. Se connecter directement en root « pour aller plus vite » tient d'ailleurs ses promesses : un rm -rf mal placé va effectivement beaucoup plus vite.

Pouvoirs découpables : Sous Linux, les capabilities découpent les pouvoirs de root en morceaux (ouvrir un port bas, changer l'heure, charger un module) qu'on peut accorder un à un. Avec les user namespaces, root dans un conteneur peut correspondre à un utilisateur sans privilège sur l'hôte ; sans eux, c'est le vrai root, conteneur ou pas.

Les autres racines : Le mot sert ailleurs sans désigner ce compte : l'autorité de certification racine d'une PKI (root CA), la racine de confiance d'un matériel (root of trust), la racine de l'arborescence des fichiers (/), le répertoire personnel du compte (/root) et les serveurs racines du DNS. Seul le compte d'UID 0 est le root de cette fiche. Le rootkit, lui, porte bien son nom : il sert à le conserver sans qu'on le voie.

Explication de la marmotte

Imagine un immeuble où chaque habitant a la clé de son propre appartement, et seulement de celui-là. Le gardien, lui, possède un passe-partout : il ouvre toutes les portes, la cave, le local électrique, et il peut même changer les serrures. Sur un ordinateur, ce gardien s'appelle root. C'est le compte qui a le droit de tout faire : installer des programmes, effacer n'importe quel fichier, créer ou supprimer des utilisateurs. Bien pratique pour réparer une panne. Mais si quelqu'un vole ce passe-partout, il devient le maître de la machine. Une erreur de frappe peut aussi tout casser d'un coup. Voilà pourquoi on ne sort ce passe-partout que lorsqu'on en a vraiment besoin.

Où ce terme est utilisé

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