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Common Criteria

Référence pour l’évaluation et la certification de produits de sécurité selon des profils et niveaux d’assurance.

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Le portail Common Criteria regroupe l’écosystème d’évaluation et de reconnaissance autour de produits de sécurité certifiés.

  • Ce qu’exprime un niveau EAL
  • Différence entre cible évaluée et système global
  • Importance du périmètre exact de certification
  • Comment intégrer une certification dans une stratégie de preuve
  • Relation avec appels d’offres et exigences réglementaires
  • Distinction entre certification, validation et homologation
  • à compléter : produits ou familles à citer en priorité
  • à compléter : exemples de mauvaise lecture d’un certificat

Ignorer ces références, c’est acheter un produit de sécurité sur la foi d’un label sans savoir ce qu’il couvre. Le certificat existe bien, mais il porte peut-être sur une version antérieure, sur une partie seulement des fonctions ou sur une configuration que personne n’a reproduite en production ; la preuve présentée à l’auditeur décrit alors un objet qui n’est pas celui qui tourne. Sans lecture de la cible de sécurité, les conditions d’emploi qu’elle suppose restent à la charge de l’acheteur, qui ignore jusqu’à les avoir acceptées.

Les Critères communs sont une méthode internationale pour évaluer des produits de sécurité, comme les modules cryptographiques matériels, les cartes à puce, les pare-feu ou les équipements réseau. Le fabricant décrit d’abord ce que son produit prétend protéger, et dans quelles conditions, dans un document appelé cible de sécurité. Un profil de protection est un ensemble d’exigences commun à une famille de produits, que plusieurs fabricants peuvent reprendre. Le produit est ensuite évalué par rapport à ces documents. Le niveau d’assurance de l’évaluation, noté EAL, indique la profondeur des vérifications menées, et non la solidité absolue du produit. Le portail officiel rassemble les produits certifiés et l’organisation qui permet de reconnaître une évaluation d’un pays à l’autre. Le point essentiel est le périmètre : la certification porte sur la cible évaluée, souvent une partie du produit dans une configuration précise, et non sur le système complet dans lequel il sera installé. Un produit certifié mais déployé autrement que prévu sort du cadre évalué. C’est pourquoi une décision d’achat ou d’architecture ne peut pas reposer sur le seul label : il faut lire le certificat et son périmètre. La certification trouve ensuite sa place dans une stratégie de preuve, par exemple pour répondre à un appel d’offres ou à une exigence réglementaire, et elle se distingue de la validation et de l’homologation.

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