Cryptographie
SLH-DSA : Stateless Hash-Based Digital Signature Algorithm, algorithme de signature numérique sans état fondé sur les fonctions de hachage. « La signature post-quantique qui ne fait confiance qu’aux fonctions de hachage, et à rien d’autre », par analogie avec le notaire qui refuse toute nouveauté juridique et ne signe qu’à la plume : lent, encombrant, mais difficile à prendre en défaut.
Origine : Normalisé par le NIST en août 2024 dans FIPS 205, SLH-DSA est issu de SPHINCS+. Sa sécurité repose uniquement sur les propriétés des fonctions de hachage, une hypothèse bien plus ancienne et mieux éprouvée que les réseaux euclidiens de ML-DSA.
Sans état : Contrairement aux signatures fondées sur le hachage dites à état, comme XMSS ou LMS, SLH-DSA n’exige pas de mémoriser quelles clés à usage unique ont déjà servi. Une erreur de gestion de cet état, par exemple la restauration d’une sauvegarde, ne peut donc pas compromettre la clé.
Le prix : Les signatures sont volumineuses, de l’ordre de quelques kilo-octets à plusieurs dizaines selon les paramètres, et leur calcul est lent. On le réserve aux usages où la signature est rare et la confiance à long terme essentielle : racines de certification, micrologiciels, archives.
Ce qui arrive si on s'en passe
Miser toutes les signatures sur une seule famille d’hypothèses mathématiques expose à la découverte d’une attaque sur cette famille, sans solution de repli. Pour les racines de confiance et les micrologiciels, dont la durée de vie se compte en décennies, l’absence d’un algorithme conservateur comme SLH-DSA oblige à tout refaire dans l’urgence si les réseaux euclidiens venaient à céder. Ignorer son coût en taille, à l’inverse, sature des protocoles et des équipements qui n’avaient pas prévu des signatures de plusieurs kilo-octets.
Explication de la marmotte
Une signature numérique prouve qu’un fichier vient bien de son auteur et n’a pas été modifié. SLH-DSA est une méthode de signature qui résiste aux futurs ordinateurs quantiques. Elle repose sur des outils mathématiques très anciens et très étudiés, ce qui la rend digne de confiance, mais ses signatures sont grosses et lentes à produire. On l’utilise donc surtout pour des choses importantes qui doivent rester fiables très longtemps.
Où ce terme est utilisé
- Préparer la migration post-quantique (3 occurrences)
- Dimensionner un HSM pour la migration post-quantique (2 occurrences)
- Informatique quantique : histoire, acteurs, usages et avenir (2 occurrences)
- Le post-quantique hybride (1 occurrence)
