Réseau
ITU : International Telecommunication Union, en français UIT, Union internationale des télécommunications, agence des Nations unies chargée des télécommunications. « L'organisation qui publie des normes mondiales en les appelant modestement recommandations », par analogie avec une belle-mère qui « suggère » le menu du réveillon.
Origine : Fondée à Paris en 1865 sous le nom d'Union télégraphique internationale, elle est devenue une institution spécialisée des Nations unies en 1947 et siège à Genève. Elle réunit les États membres et, à leurs côtés, des industriels, des opérateurs et des universités.
Trois secteurs : L'UIT-R gère le spectre radioélectrique et les positions orbitales des satellites, l'UIT-T (secteur de la normalisation des télécommunications) produit les recommandations techniques, l'UIT-D accompagne le développement des réseaux dans les pays qui en manquent.
Recommandations : Les textes de l'UIT-T portent une lettre de série et un numéro : G.114 pour le délai acceptable de la voix, G.984 pour le GPON, G.707 pour la trame SDH, H.323 pour la visioconférence, X.509 pour les certificats et X.680 pour ASN.1. Une bonne part de la PKI d'Internet repose ainsi sur un texte de télécommunicants, ce que les développeurs web découvrent en général en lisant un message d'erreur.
Face à l'IETF : L'UIT fonctionne par consensus d'États et de membres sectoriels, l'IETF par consensus ouvert d'individus. Les deux se partagent le terrain, parfois en bonne intelligence, parfois en se citant mutuellement avec une politesse diplomatique.
Ce qui arrive si on s'en passe
Sans les recommandations de l'UIT, deux opérateurs de pays différents ne s'accorderaient ni sur la trame de leurs liaisons, ni sur le codage de la voix, ni sur les fréquences : chaque interconnexion deviendrait un projet d'intégration à part, et les brouillages radio entre pays voisins se régleraient au cas par cas. Côté sécurité, ignorer les textes de l'UIT-T revient à ignorer d'où viennent X.509 et ASN.1, donc à mal comprendre les certificats que l'on déploie, leurs extensions et les pièges de leur encodage.
Explication de la marmotte
Pour que le téléphone d'un pays puisse appeler celui d'un autre, il faut que tout le monde suive les mêmes règles. L'Union internationale des télécommunications, installée à Genève, rassemble presque tous les pays du monde pour écrire ces règles : comment partager les fréquences radio, comment transporter la voix, comment ranger les données sur une fibre. Elle existe depuis l'époque du télégraphe, en 1865. Même les certificats qui protègent les sites web viennent en partie de ses textes.
Où ce terme est utilisé
- Accès terrestres, fibre, cuivre et réseaux câblés (6 occurrences)
- MPLS, GMPLS, SD-WAN et overlays opérateurs (4 occurrences)
- Couches, normes et vocabulaire de paquets (3 occurrences)
- VoIP, signalisation et communications temps réel (3 occurrences)
- Accès hertziens, mobiles, satellites et small cells (2 occurrences)
- Héritage, politique et limites de la cryptographie (2 occurrences)
- Performance, QoS, capacité et sobriété énergétique (2 occurrences)
- Réseaux spécialisés, sobriété avancée et futurs raisonnables (2 occurrences)
- Données, signaux, latence et fiabilité (1 occurrence)
