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Force brute : Brute-force attack (recherche exhaustive)

Cryptographie

Attaque qui essaie une à une toutes les valeurs possibles d'un secret (clé, mot de passe) jusqu'à trouver la bonne, sans exploiter la moindre faiblesse de l'algorithme. Pour une clé de n bits, elle coûte au pire 2^n essais (2^(n-1) en moyenne) et sert d'étalon au niveau de sécurité.

Schéma de séquence entre quatre acteurs : Espace des clés, Attaquant, Test et Bilan. 1. L'espace des clés fournit le candidat suivant à l'attaquant. 2. L'attaquant soumet un essai au test : déchiffrement, hachage ou tentative de connexion. 3. Deux issues : si l'essai échoue, le candidat est rejeté et l'attaquant revient au suivant ; s'il réussit, le secret est trouvé et l'attaque s'arrête. 4. Bilan : au pire 2 puissance n essais, en moyenne 2 puissance n moins 1.

L'étalon de la cryptanalyse : Une primitive bien conçue n'offre aucun raccourci plus rapide que la force brute : son niveau de sécurité égale alors la taille de sa clé. Dès qu'une attaque fait mieux, on parle de cassage, même si elle reste irréalisable en pratique.

Hors ligne ou en ligne : Avec un hachage ou un chiffré dérobé, l'attaquant teste hors ligne, à la vitesse de ses cartes graphiques. En ligne, chaque essai passe par le serveur, que la limitation de débit et le verrouillage de compte freinent fortement.

Le vrai espace de recherche : Le coût dépend de l'entropie réelle du secret, pas de sa longueur affichée : un attaquant commence par les dictionnaires et les motifs courants. La politique de mots de passe la plus exigeante produit surtout des « Printemps2026! », que les attaquants testent bien avant les mots de passe vraiment aléatoires.

Ralentir chaque essai : Les fonctions de dérivation de mot de passe (Argon2, scrypt, bcrypt) rendent chaque essai coûteux en calcul et en mémoire, ce qui multiplie le temps total. Contre une clé aléatoire de 128 bits, inutile de ralentir quoi que ce soit : 2^128 essais suffisent à décourager.

Explication de la marmotte

Imagine que tu as oublié le code à quatre chiffres de ton cadenas de vélo. Tu peux essayer 0000, puis 0001, puis 0002, et continuer jusqu'à ce qu'il s'ouvre. C'est ça, la force brute : tout essayer, sans astuce, en comptant seulement sur la patience. Avec quatre chiffres, ça prend une soirée. Mais chaque chiffre ajouté multiplie le nombre d'essais par dix. Avec un code assez long, même un ordinateur ultrarapide qui tournerait pendant des milliards d'années n'aurait pas fini. C'est pour ça que les secrets bien protégés sont très longs et tirés au hasard.

Où ce terme est utilisé

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