Aller au contenu

Adresse IP

Réseau

Identifiant numérique attribué à une interface réseau pour que le protocole IP achemine les paquets jusqu'à elle à travers des réseaux interconnectés. Elle existe en deux versions : IPv4 sur 32 bits et IPv6 sur 128 bits. Elle désigne une interface dans un réseau, à un instant donné : ni une machine, ni une personne.

IPv4 et IPv6 : IPv4 s'écrit en quatre nombres décimaux séparés par des points (192.0.2.10) et offre environ 4,3 milliards d'adresses : l'IANA (Internet Assigned Numbers Authority) a distribué ses derniers blocs en 2011, et les registres régionaux ont épuisé les leurs dans les années qui ont suivi. IPv6 s'écrit en hexadécimal (2001:db8::1), en offre assez pour ne plus jamais en manquer, et progresse depuis la fin des années 1990 avec la détermination tranquille d'un glacier.

Publique ou privée : Les plages privées de la RFC 1918 (10.0.0.0/8, 172.16.0.0/12, 192.168.0.0/16) ne sont pas routées sur Internet : à la sortie du réseau local, le NAT les traduit en une adresse publique partagée. Chez un opérateur en CGNAT, cette seule adresse publique peut couvrir des milliers d'abonnés en même temps.

Préfixe et interface : Une adresse se lit avec son préfixe en notation CIDR (192.0.2.10/24) : la première partie désigne le réseau, la seconde l'interface dans ce réseau. Deux interfaces du même préfixe se parlent directement ; au-delà, il faut passer par un routeur.

Attribution : L'adresse est fixe (configurée à la main) ou dynamique (DHCP, autoconfiguration SLAAC en IPv6). Elle est prêtée, pas donnée : celle qui désignait un abonné la semaine dernière en désigne peut-être un autre aujourd'hui.

Trace, pas preuve : Rien dans IP ne vérifie l'adresse source : c'est l'émetteur qui l'écrit. Elle n'en reste pas moins la clé de presque tous les journaux, où le considérant 30 du règlement (UE) 2016/679 la range parmi les identifiants en ligne, donc une donnée à caractère personnel, à conserver et à purger comme telle. Elle désigne au mieux un raccordement à un instant donné, ce qui n'a jamais empêché personne d'en tirer un coupable.

Explication de la marmotte

Imagine que chaque appareil branché à Internet (ton téléphone, ton ordinateur, la console du salon) ait un numéro, comme l'adresse d'une maison. Quand tu ouvres un site, ton appareil envoie sa demande à l'adresse de l'ordinateur qui héberge ce site. Il y joint aussi la sienne, pour que la réponse sache où revenir. Sans ce numéro, les messages partiraient au hasard, comme une lettre sans adresse. À la maison, la box joue le rôle de la boîte aux lettres commune d'un immeuble : c'est elle qui porte l'adresse visible depuis l'extérieur, puis elle redistribue le courrier à chaque appareil de la famille. Ce numéro n'est pas gravé dans l'appareil : il peut changer, et il est souvent partagé entre plusieurs personnes.

Où ce terme est utilisé

← Tout le glossaire