Cryptographie
STARK : Scalable Transparent Argument of Knowledge. « Argument de connaissance transparent et passant à l'échelle », par analogie avec un examinateur qui vérifie en quelques minutes un calcul de plusieurs jours, sans le refaire et sans avoir besoin d'un corrigé scellé.
Transparent : Contrairement à beaucoup de SNARK, un STARK n'exige aucune cérémonie de mise en place de confiance : les paramètres publics sont tirés de hasard public. Nul besoin de s'assurer qu'une poignée d'inconnus a bien détruit ses déchets toxiques cryptographiques.
Hypothèses : Sa sécurité repose sur des fonctions de hachage plutôt que sur des structures algébriques comme les couplages, ce qui le rend réputé résistant aux ordinateurs quantiques.
Le coût : La vérification reste rapide même pour de gros calculs, mais les preuves sont nettement plus volumineuses que celles des SNARK à base de couplages. On échange de la confiance contre des octets, marché rarement aussi honnête.
Ce qui arrive si on s'en passe
Se passer d'une construction transparente comme STARK, c'est accepter, avec la plupart des SNARK, une cérémonie initiale dont les secrets doivent avoir été détruits : si quelqu'un les a gardés, il fabrique de fausses preuves que personne ne distingue des vraies. Les schémas à couplages reposent en outre sur des structures algébriques qu'un ordinateur quantique suffisant menacerait, là où les fonctions de hachage employées par STARK sont réputées résister. Le choix inverse a son coût : des preuves plus volumineuses, qu'il faut stocker et transmettre. Les octets se comptent ; la foi dans des inconnus qui jurent avoir tout détruit se compte beaucoup moins bien.
Explication de la marmotte
Imaginons qu'on ait fait un calcul énorme, qui a pris des jours à un ordinateur, et qu'on veuille prouver à quelqu'un que le résultat est juste. Refaire tout le calcul serait trop long. Cette technique fabrique une sorte de certificat compact qui permet de vérifier en très peu de temps que le calcul a été fait correctement, sans le recommencer. En plus, personne n'a besoin de préparer à l'avance un secret qu'il faudrait ensuite faire disparaître : tout repose sur des règles publiques que chacun peut contrôler.
Où ce terme est utilisé
- Prouver sans révéler : ZK et identification (5 occurrences)
- Chaînes de blocs, wallets et cryptographie économique (1 occurrence)
