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RIP : Routing Information Protocol

Réseau

RIP : Routing Information Protocol, protocole de routage interne à vecteur de distance. « Le protocole qui croit que le monde s'arrête à quinze sauts », par analogie avec le bouche-à-oreille de village, où chacun répète à ses voisins ce qu'il a entendu dire des routes sans avoir jamais vu la carte.

Vecteur de distance : Chaque routeur envoie périodiquement à ses voisins sa table de routage, avec pour chaque destination une distance en nombre de sauts. Il ne connaît pas la topologie, seulement ce que ses voisins lui en disent, ce qui suffit tant que les voisins disent vrai.

Limites : La métrique plafonne à 15 sauts, la valeur 16 signifiant « injoignable ». Les mises à jour partent toutes les 30 secondes et la convergence après une panne se compte en minutes ; l'horizon partagé (split horizon) et l'empoisonnement de route (poison reverse) limitent les boucles sans les supprimer.

Versions : RIPv1 (RFC 1058, 1988) ignore les masques de sous-réseau et diffuse ses annonces en broadcast. RIPv2 (RFC 2453, 1998) transporte les masques, utilise l'adresse multicast 224.0.0.9 sur le port UDP 520 et accepte une authentification. RIPng (RFC 2080, 1997) l'adapte à IPv6.

Usage : Simple à configurer, il survit dans les petits réseaux, les équipements d'entrée de gamme et les examens de certification. Sa distance administrative par défaut chez Cisco, 120, le place derrière OSPF (110) : on le garde, mais on ne l'écoute qu'en dernier.

Ce qui arrive si on s'en passe

Un RIP laissé sans authentification sur un segment où se trouvent des postes accepte les annonces de quiconque parle le protocole : une machine qui annonce une route à distance 1 attire le trafic vers elle, pour l'écouter ou le jeter, et les outils pour le faire tiennent en quelques lignes. RIPv1 n'offre aucune authentification ; RIPv2 propose un mot de passe transmis en clair, donc décoratif, ou une authentification cryptographique (RFC 4822), seule digne de ce nom. Les interfaces tournées vers les utilisateurs doivent être passives, et dans un réseau qui grandit, la lenteur de convergence finit par coûter plus cher qu'une migration vers OSPF (Open Shortest Path First) ou IS-IS (Intermediate System to Intermediate System).

Explication de la marmotte

Dans un réseau, les routeurs doivent savoir par où envoyer les données. Avec RIP, chacun dit régulièrement à ses voisins : « je peux atteindre telle destination en tant d'étapes ». Les voisins ajoutent une étape et répètent l'information plus loin. C'est simple, mais lent quand un câble est coupé, et réservé aux petits réseaux : au-delà de quinze étapes, une destination est considérée comme inaccessible. Les grands réseaux utilisent des protocoles plus modernes.

Où ce terme est utilisé

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