Réseau
OSI : Open Systems Interconnection. « Interconnexion de systèmes ouverts », par analogie avec la chaîne postale où chacun, du rédacteur au trieur puis au facteur, ne s'occupe que de son maillon.
Sept couches : Le modèle de référence OSI, publié par l'ISO, découpe la communication en sept couches : physique, liaison, réseau, transport, session, présentation, application. Chaque couche rend un service à celle du dessus et s'appuie sur celle du dessous.
Modèle et réalité : Internet repose sur la pile TCP/IP, plus compacte, qui fusionne notamment les trois couches hautes. Les protocoles OSI ont perdu la guerre des normes ; le modèle, lui, a gagné le vocabulaire, ce qui est le destin habituel des vaincus cultivés.
Usage courant : On parle encore de L2 pour la commutation, de L4 pour le filtrage par port et de L7 pour l'applicatif. Ces raccourcis situent un équipement ou une attaque bien plus vite qu'une longue phrase.
Homonyme : OSI désigne aussi l'Open Source Initiative, l'organisation qui tient la définition de l'open source et approuve les licences. Même sigle, autre monde.
Ce qui arrive si on s'en passe
Ignorer le modèle OSI prive d'un vocabulaire commun pour situer un équipement ou une attaque : dire qu'un pare-feu filtre en L4 ou qu'une attaque vise la L2 résume en deux caractères ce qui demanderait autrement une longue phrase. Sans cette grille, on croit protégé un flux filtré par port alors que l'attaque passe par le contenu applicatif, ou l'on cherche dans l'application une panne qui tient à un câble. Le modèle a perdu la guerre des protocoles et gagné celle des mots ; il serait dommage de l'ignorer au moment précis où il sert encore, c'est-à-dire pendant l'incident.
Explication de la marmotte
Envoyer un message d'un ordinateur à un autre demande beaucoup de petites tâches : transformer les données en signal électrique, trouver le chemin, vérifier que rien ne s'est perdu, présenter le résultat à l'application. Pour y voir clair, on a rangé ces tâches en sept étages, du câble tout en bas jusqu'au logiciel tout en haut. Chaque étage ne s'occupe que de son travail et fait confiance aux autres. Ce rangement sert surtout de langage commun pour expliquer et dépanner un réseau.
Où ce terme est utilisé
- Couches, normes et vocabulaire de paquets (5 occurrences)
- Défendre un DDoS volumétrique et applicatif (2 occurrences)
- Quel rôle joue l’INCIBE espagnol en cybersécurité (1 occurrence)
