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NFV : Network Functions Virtualization

Réseau

NFV : Network Functions Virtualization. « Virtualisation des fonctions réseau », par analogie avec le couteau suisse qui remplace la boîte à outils : un seul manche, des lames qu'on déplie selon le besoin.

Principe : Pare-feu, routeur, équilibreur de charge ou passerelle VPN deviennent des logiciels tournant sur des serveurs standards au lieu de boîtiers dédiés. On les déploie, déplace et dimensionne comme des machines virtuelles ou des conteneurs.

Orchestration : Un orchestrateur gère le cycle de vie des fonctions virtualisées et les enchaîne en chaînes de services. Des projets open source comme OSM ou OPNFV ont structuré cet écosystème.

Performance : Traiter des paquets en logiciel coûte cher en processeur ; des techniques comme DPDK contournent la pile réseau du noyau pour tenir le débit. La promesse du matériel banalisé s'accompagne ainsi d'un réglage fin qui, lui, n'a rien de banal.

Périmètre : NFV virtualise les fonctions elles-mêmes ; la séparation du plan de contrôle et du plan de données relève d'une approche voisine, souvent associée mais distincte.

Ce qui arrive si on s'en passe

Virtualiser pare-feu, routeurs et passerelles VPN sans les traiter comme des équipements sensibles, c'est placer la sécurité du réseau sur des serveurs ordinaires, sous l'autorité d'un hyperviseur et d'un orchestrateur qui en contrôlent le cycle de vie : l'accès à l'orchestrateur vaut accès à toutes les fonctions qu'il déploie et enchaîne. Une chaîne de services mal décrite peut aussi faire contourner le pare-feu par le trafic qu'il devait inspecter. Sans réglage fin, enfin, le traitement logiciel des paquets s'effondre sous la charge et emporte le filtrage avec lui. Le couteau suisse remplace la boîte à outils ; il suffit alors de le voler une seule fois.

Explication de la marmotte

Autrefois, chaque tâche d'un réseau informatique avait sa propre boîte : une pour filtrer, une pour aiguiller le trafic, une pour répartir la charge. L'idée ici est de remplacer toutes ces boîtes par des programmes qui tournent sur des ordinateurs ordinaires. C'est comme passer d'une cuisine remplie d'appareils (grille-pain, mixeur, cafetière) à un robot unique dont on change simplement l'accessoire. On gagne de la place et de la souplesse : ajouter un service revient à lancer un programme, sans attendre la livraison d'un nouvel appareil.

Où ce terme est utilisé

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