Sécurité
LM : LAN Manager. « Gestionnaire de réseau local », par analogie avec un vieux cadenas à code encore vendu en quincaillerie alors que tout le monde connaît la combinaison par défaut.
Fabrication : Le mot de passe est passé en majuscules, limité à 14 caractères et coupé en deux moitiés de 7, chacune servant de clé DES pour chiffrer une constante fixe. Aucun sel n'intervient.
Faiblesses : Les deux moitiés se cassent séparément, la casse est perdue et deux utilisateurs au même mot de passe ont la même empreinte. Des tables précalculées en viennent à bout très vite.
Héritage : Hérité des premiers réseaux Microsoft, le hachage LM est désactivé par défaut sur les versions récentes de Windows, mais peut subsister sur des systèmes anciens ou mal configurés.
Longévité : Un format de hachage retiré depuis longtemps a une espérance de vie remarquable dès qu'une application métier jure en avoir besoin.
Ce qui arrive si on s'en passe
Le hachage LM n'est pas une protection à mettre en route mais un mécanisme à couper. Tant qu'il reste stocké ou accepté, toute empreinte LM récupérée (base de comptes locale, annuaire, capture réseau) permet de retrouver le mot de passe en peu de temps, puisque ses deux moitiés se cassent séparément et que la casse a déjà été perdue. Un mot de passe complexe mais court n'offre alors qu'une résistance illusoire. Désactiver le stockage des empreintes LM et refuser l'authentification LM côté serveur, puis faire changer les mots de passe pour purger les empreintes déjà enregistrées, supprime cette voie d'accès.
Explication de la marmotte
Un ordinateur ne garde pas les mots de passe tels quels : il en garde une sorte d'empreinte, fabriquée à partir du mot de passe, qui sert à vérifier qu'on tape le bon sans le stocker en clair. Ce procédé est l'une des plus anciennes façons de fabriquer cette empreinte sur Windows. Il est très fragile : il transforme toutes les lettres en majuscules et coupe le mot de passe en deux petits morceaux, faciles à deviner chacun de leur côté. C'est comme un coffre fermé par deux petits cadenas bon marché au lieu d'un seul gros.
Où ce terme est utilisé
- LM Studio utilité, éditeur et limites sur poste de travail (25 occurrences)
- Backend Foundry Local expliqué et comparé à LM Studio (21 occurrences)
- NTLM : protocole authentification LAN Manager New Technology Microsoft (6 occurrences)
- GPO Active Directory : durcissement, abus et contrôle (2 occurrences)
- Attaque de l'intercepteur par ARP, DHCP, DNS, Wi-Fi et proxy TLS (1 occurrence)
- Attaque par relais NTLM et signature SMB obligatoire (1 occurrence)
- Authentification défi-réponse, rejeu, relais et attaque hors ligne (1 occurrence)
- Biais cognitifs en investigation de sécurité (1 occurrence)
- Comment formuler une hypothèse de threat hunting (1 occurrence)
- Comment limiter le mouvement latéral après compromission (1 occurrence)
