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LEO : Low Earth Orbit

Réseau

LEO : Low Earth Orbit. « Orbite terrestre basse », par analogie avec l'hélicoptère qui survole la ville au lieu du dirigeable resté très haut : moins de monde couvert, mais on s'entend nettement mieux.

Altitude et latence : Orbites de quelques centaines à environ deux mille kilomètres. Le RTT tombe à quelques dizaines de millisecondes, loin du demi-seconde environ d'un lien par satellite géostationnaire.

Constellations : Chaque satellite ne voit qu'un petit disque terrestre et défile en quelques minutes : il en faut des milliers, avec des bascules fréquentes entre satellites, des antennes à pointage électronique et souvent des liaisons laser entre satellites.

Effets secondaires : Couvrir la planète depuis l'orbite basse exige quelques milliers d'engins ; les astronomes, qui n'avaient rien demandé, y ont gagné des traînées lumineuses en file indienne sur leurs photographies du ciel profond.

Côté réseau : Les accès grand public se trouvent souvent derrière du CGNAT, et le lien traverse l'infrastructure d'un opérateur tiers : on le traite comme un lien non maîtrisé, avec un VPN pour les flux sensibles.

Ce qui arrive si on s'en passe

Traiter un lien par satellite en orbite basse comme un lien maîtrisé revient à oublier qu'il traverse l'infrastructure d'un opérateur tiers : sans VPN pour les flux sensibles, les données circulent sous la garde d'un réseau qu'on ne contrôle pas. Le CGNAT fréquent sur les accès grand public empêche en outre les connexions entrantes attendues par certains services, et partage l'adresse publique avec d'autres abonnés, ce qui brouille la traçabilité. Les bascules fréquentes entre satellites peuvent enfin provoquer de brèves coupures que les applications sensibles supportent mal. Le ciel est plus proche qu'avant, mais il appartient toujours à quelqu'un d'autre.

Explication de la marmotte

Certains satellites qui fournissent Internet tournent très haut, si loin qu'un message met un temps sensible à faire l'aller et retour. D'autres tournent beaucoup plus près de la Terre. Là, la réponse arrive presque aussi vite qu'avec un câble. En contrepartie, chaque satellite ne couvre qu'une petite zone et passe très vite au-dessus de nos têtes : il en faut donc des milliers, qui se relaient en permanence pour qu'une maison isolée reste connectée.

Où ce terme est utilisé

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