Cryptographie
RC4 : Rivest Cipher 4. « Chiffrement de Rivest numéro 4 », par analogie avec une vieille serrure à combinaison dont les premiers crans trahissent un peu du code à chaque ouverture.
Fonctionnement : Un chiffrement par flot : à partir de la clé, un état interne de 256 octets produit une suite pseudo-aléatoire combinée au message par XOR. Rapide, compact, facile à coder ; la séduction avait tout pour elle.
Les biais : Les premiers octets du flux, et d'autres positions encore, ne sont pas uniformes. Avec assez de messages chiffrés portant le même secret, on finit par retrouver ce secret par statistique.
Tombé au champ d'honneur : Il a fait tomber le chiffrement Wi-Fi historique WEP (Wired Equivalent Privacy), puis a été interdit dans TLS. Rarement un algorithme aura été aussi longtemps partout pour d'aussi mauvaises raisons.
Survivance Kerberos : Dans Active Directory, le type de chiffrement RC4-HMAC utilise directement le condensé NT (New Technology) du mot de passe comme clé, ce qui rend le cassage hors ligne des tickets de service bien plus rapide qu'avec AES.
Ce qui arrive si on s'en passe
Tant que RC4 n'est pas désactivé, il reste négociable : un client ou un serveur ancien suffit pour que la connexion retombe dessus, et les biais du flux permettent alors de retrouver des secrets répétés, comme un cookie de session, à partir d'un volume suffisant de trafic capturé. Dans un domaine Active Directory, un compte de service qui accepte encore ce type de chiffrement fournit des tickets que n'importe quel utilisateur authentifié peut demander puis casser hors ligne à grande vitesse pour retrouver le mot de passe. Retirer RC4 des suites acceptées, côté serveurs comme côté clients, et imposer AES aux comptes Kerberos ferme ces deux voies ; il convient de vérifier auparavant quels systèmes anciens en dépendent encore.
Explication de la marmotte
C'est une ancienne méthode pour brouiller des messages, très rapide, qui a été utilisée partout pendant des années, y compris dans le wifi et les sites sécurisés. Le principe : mélanger le message avec une longue suite de valeurs qui semblent tirées au hasard. Le souci, c'est que ce hasard n'en est pas tout à fait un : certaines valeurs reviennent plus souvent que d'autres. En observant beaucoup de messages, on arrive à deviner ce qu'ils cachent. On la considère aujourd'hui comme cassée.
Où ce terme est utilisé
- Kerberos et KDC dans Active Directory, attaques et durcissement (14 occurrences)
- Chiffrement par flot : état, compteurs et réutilisation interdite (9 occurrences)
- Le Kerberoasting en une page (9 occurrences)
- Authentification défi-réponse, rejeu, relais et attaque hors ligne (4 occurrences)
- Migrer TLS legacy sans casser les clients anciens (3 occurrences)
- Sécuriser un canal: TLS, HTTPS et mTLS (2 occurrences)
- Active Directory délégations et chemins d’attaque (1 occurrence)
- L'administration Active Directory en tiers en une page (1 occurrence)
- La poignée de main TLS 1.3 en une page (1 occurrence)
- Principes de sécurité, identité et cryptographie utile au réseau (1 occurrence)
